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France

Une «cellule de crise» contre l’homophobie

Soulignant une recrudescence des actes de violence contre les gays et les lesbiennes en France, trois associations décident de renforcer leurs activités contre l’homophobie.

Une «cellule de crise» s'est créée en France autour du Syndicat des entreprises gaies (SNEG), d’Act Up Paris et de SOS homophobie face à une succession d'agressions perpétrées contre des homosexuels à Paris et en province durant le mois d’avril. SOS homophobie, qui avance que «tous les trois jours en France, un homosexuel ou un transexuel se fait tabasser» entend à cette occasion demander aux pouvoirs publics une meilleure sécurisation des lieux de rencontre homo et diffuser des messages de prudence en direction de la population gay. Commentant la situation sociale actuelle en France sur la chaîne de télévision LCI, le secrétaire adjoint de SOS homophobie Jacques Luzé, a déclaré «Tous les homosexuels pourront vous le dire. Avant, quand un homo se faisait insulter dans la rue, on lui disait "sale pédé". Maintenant, c'est "je vais te cramer".»

Indépendamment, une stèle et un parc «en hommage aux victimes d'homophobie» ont été, pour la première fois en France, inaugurés dans le village de Dompierre-sur-Charente (Charente-Maritime) le 30 avril en présence de représentants d'associations LGBT de la région et de quelques personnalité politiques locales.

Dans le même temps, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) a rendu public son rapport sur sa première année d'activité. Sur les 2000 cas de discrimination suivis par l'institution, seuls 48 (2,5%) concernaient l'orientation sexuelle – un critère arrivant loin derrière l’«origine», le genre, voire la situation familiale.

Source:360.ch


Les associations réagissent à l'entente parlementaire contre l'adoption

Dans un communiqué de presse publié jeudi 12 janvier suite à l'entente parlementaire contre l'adoption d'enfants par des couples du même sexe signée par 174 parlementaires UMP et UDF (49 sénateurs et 125 députés), l'Association des parents et futurs parents gay et lesbiens (APGL) demande «que les discriminations cessent et que (les) enfants (de parents homosexuels) bénéficient de la même protection que les autres». Selon l'APGL, cette entente, qualifiée d'«affligeante» et de «prise de position idéologique», ne reflète pas l'avis de la population française qui, selon un sondage Harris réalisé en octobre 2005, pense dans 66 % des cas que les homosexuels peuvent être de bons parents. L'association rappelle que des milliers d'enfants vivent déjà dans des foyers homoparentaux et que selon les études existantes, «ils ne présentent pas de différences avec ceux élevés dans des familles plus traditionnelles». Les mêmes données sont évoquées dans son communiqué de presse par Gay Lib, association homosexuelle affiliée à l'UMP, qui rappelle que ce «combat d'arrière-garde dépassé» n'engage que les signataires du texte et non l'ensemble de l'UMP. «Cela ne m'étonne pas que dès qu'il y a une possibilité pour que les choses changent, certains députés se présentent comme des gardiens du temple», a commenté Eric Garnier, président de l'APGL, en faisant référence aux travaux de la mission d'information parlementaire sur la famille et aux prochaines échéances électorales. Le texte de l'entente lui-même reconnaît une certaine avancée puisqu'il débute ainsi: «Le mariage et l'adoption d'enfants par deux personnes du même sexe sont, déjà, au cœur du débat politique. Portées par certains, ces revendications seront des enjeux majeurs lors des élections de 2007.» Tandis qu'Act Up-Paris ironise sur l'absurdité de l'argument du «droit fondamental de l'enfant d'être accueilli dans une famille composée d'un père et d'une mère» et propose «que les préfectures fassent tout leur possible pour faire mettre les enfants de mères ou pères célibataires en foyer», le Collectif contre l'homophobie de Montpellier invite les parlementaires du Languedoc-Roussillon et de l'Aveyron qui ont signé l'appel «à accepter et à assumer le débat de société» que les associations demandent depuis des années.
De son côté, outrée par la multiplication de «déclarations hostiles aux homosexuels» de la part de députés de l'UMP, l'Interassociative lesbienne gaie, bi et trans (Inter-LGBT) demande «un entretien en urgence au président de l'UMP [Nicolas Sarkozy] afin de connaître enfin la véritable position» du parti de la majorité.

Source: tetu.com


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