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Appels aux dons

Bern, le 1er septembre 2014

Chère Adhérente, sympathisante et donatrice,

Voilà quelques années que l’organisation suisse des lesbiennes n’a pas lancé un appel aux dons. Qu’est-ce qui nous motive dès lors à vous écrire aujourd’hui ?

2014 est une année charnière pour la LOS, 25 ans après la création de l’organisation, notre histoire est riche et diversifiée. Il semble pourtant que nous n’ayons pas acquis les droits pour lesquels nous nous battons depuis longtemps, pas tous du moins. 

Nous vous remercions dès lors pour votre contribution en espérant pouvoir cette année boucler des comptes en positif, et poursuivre notre travail avec sérénité. 

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09.08.2014 - Gaywest

Discours de l'organisation suisse des lesbiennes

https://www.youtube.com/watch?v=ZM5A0ZDvYXk&list=PL34opFuO8KAVf8X6fK4U2dDS15VdNBMKg&index=5

En mai 1908, c’est-à-dire il y a plus de 100 ans, naissait Anne-Marie Schwarzenbach.

L’histoire de cette femme est remarquable et peut nous apprendre bien des choses sur les combats qu’ont menées les femmes dans une société fermée, patriarcale et conservatrice.

Pour échapper à l’autorité de ses parents, Anne-Marie Schwarzenbach, bien qu’étant alors déjà attirée par les femmes, se marie avec le secrétaire de la légation française en Perse.

Elle partira souvent en voyage, autant pour tenter en vain d’échapper à son mal de vivre que pour fuir son pays natal, explorer le monde et les déserts, toujours à la recherche de nouveaux paysages, de nouvelles sources d’inspiration.

Son œuvre toute entière respire la passion, l’amour des femmes. En 1939-1940, elle part en voyage avec Ella Maillart dans une Ford. Elles sont indépendantes, libres, rebelles et volontaires. Les deux femmes bravent les interdits, se moquent des conventions, traversent les continents et affrontent les jugements sans reculer, jamais.

Que sont les femmes aujourd’hui, dans notre pays ? Après avoir bravement lutté pour obtenir les droits qu’on leur refusait en tant que femmes, pour obtenir enfin une égalité imparfaite aujourd’hui encore, elles ont défilé, chanté dans la rue, elles se sont mobilisées, solidaires, unies, main dans la main elles nous ont conduites là où nous sommes aujourd’hui. Que sont devenus nos rêves, qu’est devenue cette soif de liberté que nous ont  transmises Schwarzenbach et les autres ?

Femmes libres que nous sommes, je vous pose la question. Sommes-nous réellement dignes de cet héritage ? Ne sommes-nous pas en train de vendre notre âme pour une société confortable, calquée sur l’éternel modèle familial traditionnel ? Et ceci au profit d’un statut certes meilleurs qu’au temps de nos pionnières, certes plus acceptable qu’à l’époque d’Anne-Marie Schwarzenbach et les nombreuses autres femmes courageuses et insoumises, mais toujours aussi conventionnel, imparfait, enfermé dans les préjugés, les caricatures. Ne reproduisons-nous pas le schéma tant combattu par nos modèles, en acceptant l’idée qu’on nous accordera peut-être, le droit au mariage, le droit se faire comme tout le monde, et ainsi de rentrer dans un moule cadré, carré, non modulable.

Avons-nous donc si peu de courage pour ne pas oser proposer autre chose, une autre société, d’autres modèles, conformes à nos aspirations, conforme à nos modes de vie, proches de nous, respectueux de nos valeurs ? Voulons-nous vraiment  d’un mariage conventionnel, et reproduire ainsi la dépendance de l’une envers l’autre, dans une relation formatée par des cadres légaux obsolètes, des modèles ancestraux.

La LOS combattra l’initiative du PDC intitulée non à la pénalisation du mariage, évidemment. Mais j’espère sincèrement que nous ne nous arrêterons pas là et que nos oserons, comme l’ont fait d’autres femmes  avant nous, proposer d’autres alternatives, d’autres visions d’avenir, être inventives, et participer ainsi à la construction d’une société nouvelle, libérée du patriarcat, libérée de toute forme de discrimination envers qui que ce soit, et enfin et surtout, envers les femmes, les personnes LGBT, et tout ce qui n’est pas enchaîné à ce conformisme rampant qui ronge doucement notre pays. 

 

Barbara Lanthemann

 

 

 

Congrès romand des femmes homosexuelles - Lausanne

Samedi 13 Septembre 2014 au Casino de Montbenon à Lausanne 

Inscription obligatoire jusqu'au 01.09.2014

Pour la première fois une plateforme donnant la possibilité aux femmes homosexuelles*, mais aussi à un plus large public, de se rencontrer, de communiquer et faire un bilan sur la visibilité et l’invisibilité actuelle des lesbiennes en Suisse.

  • Qu’en est-il de notre place de femmes homosexuelles sur le marché du travail, en politique, dans la vie culturelle ?
  • Dans quelle mesure le fait d’être des femmes ajoute une difficulté supplémentaire à notre identité sexuelle ?
  • Quels moyens les femmes homosexuelles se donnent-elles aujourd’hui, à titre individuel et/ou dans les associations, pour renforcer leur visibilité
  • De quoi avons-nous besoin pour les prochaines années ?


Autant de questions qui seront soulevées et débattues lors de trois conférences et de trois ateliers thématiques.

*Afin de simplifier la communication, nous utilisons dans ce dossier le terme de femmes homosexuelles ; mais nous incluons également les femmes bisexuelles et les femmes transgenres qui aiment les femmes

 

Inscriptions sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.,">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., programme complet sur http://www.congresromanddesfemmeshomosexuelles.com/

Lettre ouverte à Toni Bortoluzzi

22.06.2014

Monsieur Bortoluzzi

Il a bien fallu quelques jours de réflexion pour trouver une réponse adéquate aux propos que vous avez tenu à l’encontre des personnes LGBT.

Ce qui nous occupe aujourd’hui, c’est un simple souci de vérité, un  besoin nécessaire de clarifier certains points.

Ainsi donc, les lesbiennes, puisque c’est bien ce que nous sommes, sont à vos yeux des créatures dévoyées. Il y aurait comme une erreur de fonctionnement au creux de notre cerveau qui nous conduit à agir de manière non naturelle.

Les commentaires à votre égard, nombreux, ont fusé de partout. Nous tenons aujourd’hui à vous orienter quelque peu sur les progrès de la science qui, semble-t-il, vous ont échappé.

Lors du salon de l’Education qui s’est en novembre 2013 à Paris, Catherine Vidal, directrice de recherche à l'Institut Pasteur, a pu  rappeler que le cerveau humain n'a pas de genre. Si vous regardez un cerveau, les sillons du cortex, ses circonvolutions sont uniques, vous n'avez aucun moyen de dire s'il s'agit d'un cerveau féminin ou masculin. On peut donc affirmer sans hésitation que le cerveau humain n’a pas de genre, et par conséquent, rajouter que l’orientation sexuelle d’une personne n’a pas d’incidence non plus sur son cerveau. Vous voilà orienté !

La lesbophobie est un mécanisme relativement proche du sexisme, comportement qui tend à discriminer une personne en raison de son sexe. Il est de bon ton d’affirmer par exemple que les femmes conduisent moins bien que les hommes, alors qu’en réalité, toutes les études marketing prouvent le contraire ! Il est donc de bon ton selon vous d’affirmer que les lesbiennes ne sont pas « normales » et se sont dès lors pas capables d’évaluer la société, les institutions et la politique d’une manière « normale ».

Le même constat navrant devient évident puisque ces derniers jours, vous critiquez vertement une collègue de parti parce que jeune et juriste. Il y a donc dans votre univers bel et bien deux catégories de personnes, celles qui vous sont agréables et les autres. Ceci est désolant de la part d’un élu pour représenter toutes les catégories de la population.

L’organisation suisse des lesbiennes se mobilisera contre votre réélection l’an prochain, cela vous semblera évident. Nous estimons que vous n’avez pas votre place au sein d’un parlement  démocratique garant des libertés et des droits inscrits dans notre Constitution. 

Pour le comité et le secrétariat

Theres Bachofen, Maya Burkhalter, Regin Moser, Marlise Küng, Barbara Lanthemann

Safer sex : entre femmes aussi !

 

Communiqué de presse

Les affiches de la nouvelle campagne LOVE LIFE contre le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles (IST) mettent en scène des couples, dont un couple de femmes. La prévention des IST concerne toutes les personnes sexuellement actives et l’organisation suisse des lesbiennes LOS se réjouit que le safer sex entre femmes soit enfin thématisé dans une campagne nationale.

Un couple de femmes dans une campagne contre le VIH et les autres IST, voilà qui est inhabituel et peut éventuellement surprendre. Les relations lesbiennes sont souvent, à tort, perçues comme sans risque. Les infections sexuellement transmissibles peuvent aussi se transmettre entre femmes et les règles du safer sex s’appliquent donc aussi dans ce cas-là, avec quelques adaptations selon les pratiques sexuelles.

La transmission du VIH entre femmes est rare, mais possible, notamment en cas d’usage partagé de sextoys ou de présence de sang (sang des règles ou pratiques provoquant des blessures). Les autres IST comme la syphilis, le papillomavirus (HPV), la chlamydia, la gonorrhée, les hépatites ou l’herpès génital se transmettent beaucoup plus facilement que le VIH, lors d’échange de sécrétions vaginales ou, pour certaines, par simple contact peau à peau. Les règles du safer sex devraient donc aussi être appliquées lors de relations sexuelles entre femmes.

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